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Edito 299

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l'édito: 

Chers amis spectateurs,

Nouveau programme, nouveaux films, nouveaux rendez-vous !
A commencer par le Cinemed qui fait la part belle cette année à la jeune garde du cinéma algérien dont le prometteur Karim Moussaoui qui viendra nous présenter en avant-première son magnifique film « En attendant les hirondelles ». La jeune cinéaste Marine Francen sera également présente avec « Le Semeur », un premier film à la mise en scène poétique et sensible tourné en Lozère. Ce sera une semaine de fête, avec de nombreux invités, dont nos amis Robert Guédiguian et Ariane Ascaride avec leur nouveau film de troupe « La Villa ».
Ce mois-ci, le cinéma fantastique sera à l’honneur avec « Mise à mort du cerf sacré » de Yorgos Lanthimos (« The Lobster »,
« Canine ») et le non moins singulier « Corps et âme », Ours d’or à Berlin cette année, chronique sociale et comédie romantique très attachante. Il y aura toujours à l’affiche « The Square », la palme d’or de l’iconoclaste Ruben Östlund, à l’humour grinçant, qui ne vous laissera pas indifférent et tous les autres bons films que l’on vous laisse découvrir dans votre magazine préféré. Et puis c’est les vacances de la Toussaint, les petits et les grands pourront se faire joyeusement peur devant le génialissime film d’animation « Zombillénium ».

Belles séances à toutes et à tous !

Noémie

Le Semeur : l’homme désiré

SAN SEBASTIAN 2017 : Le premier long-métrage de la Française Marine Francen, présenté dans la section Nouveaux Réalisateurs, se passe dans un village peuplé uniquement de femmes. La Française Marine Francen fait ses débuts dans le long-métrage avec Le Semeur, en lice dans la section Nouveaux Réalisateurs de la 65e édition du Festival de San Sebastian, où il a fait son avant-première mondiale. La réalisatrice confesse qu’elle n’a pas fait d’études de cinéma, mais qu’elle a appris en travaillant auprès de maestros de haut vol – elle a notamment été l’assistante de Michael Haneke sur Amour et d’Oliver Assayas sur Après mai, en plus de faire de la production pour la société d’Ismail Merchant et James Ivory et de réaliser quatre courts-métrages. À partir du récit L’homme semence de Violette Ailhaud, Francen et ses co-scénaristes, Jacqueline Surchat et Jacques Fieschi (Yves Saint-Laurent), ont transposé l’action de la Provence aux contreforts des Alpes, dans un petit village envahi par les troupes de Louis Napoléon Bonaparte en 1852 qui se retrouve privé de tous ses habitants de sexe masculin, en guise de représailles. D’un coup, tous les lits se vident et les femmes sont contraintes de construire un micro-monde qui semble un univers cauchemardesque digne d’une dystopie. Au centre du gynécée forcé, on trouve Violette, une jeune femme qui allait se marier au moment où les soldats ont fait irruption dans le village. Francen nous fait découvrir dans des tons de jaune l’intimité des femmes, leurs tâches domestiques, leurs réunions et conversations. Avec son format télévisuel, le film laisse la musique et les paysages grandioses au second plan pour se concentrer sur l’état de stupéfaction des personnages, coincés dans une situation presque onirique d’attente. Lors d’une assemblée improvisée, une des femmes déclare que si un homme venait un jour à se présenter dans le village, elles devraient se le partager pour être mères, car le temps ne pardonne pas. Comme l’aura deviné le lecteur, un étranger ne va pas manquer de faire irruption, déclenchant le conflit malgré les professions de solidarité, les grandes promesses et les sentiments de l’homme désiré par toutes comme de l’élue de son coeur. Francen aborde à travers cette situation des sujets comme la sexualité féminine (bien moins ouverte alors que de nos jours), à travers une esthétique qui rappelle des oeuvres picturales montrant les vendanges, un moment agricole chargé de symboles dans le contexte de ce récit. Par son propos, Le Semeur se rapproche du récent Les Proies, qui a valu à Sofía Coppola le prix de mise en scène au dernier Festival de Cannes, mais il s’en distingue (ainsi que de sa version précédente, réalisée par Don Siegel en 1971) par son absence de violence, la poétique de sa mise en scène et l’aspect sensoriel de son sujet.

Les César dévoilent les révélations 2018

Le Comité Révélations de l’Académie des César s’est réuni ce lundi 13 novembre pour choisir les comédiennes et comédiens qui feront partie de la liste des Révélations 2018. À l’issue des délibérations, 36 comédiennes et comédiens ont été choisis par le Comité. Rappelons que la liste sera transmise à titre strictement indicatif aux membres votants de l’Académie, afin de faciliter leur vote pour les César 2018 du Meilleur Espoir Féminin et du Meilleur Espoir Masculin. Parmi les dix-huit jeunes actrices, figure notre favorite, Laetitia Dosch pour «Jeune femme», et parmi les acteurs, notre chouchou, Nahuel Pérez Biscayart pour «120 battements par minute».

 

Les Révélations 2018 – Comédiennes :

  • Noée Abita dans Ava
  • Sveva Alviti dans Dalida
  • Iris Bry dans Les Gardiennes
  • Louise Chevillotte dans L’amant d’un jour
  • Adeline d’Hermy dans Maryline
  • Laetitia Dosch dans Jeune femme
  • Lina El Arabi dans Noces
  • Esther Garrel dans L’amant d’un jour
  • Ana Girardot dans Ce qui nous lie
  • Eye Haïdara dans Le sens de la fête
  • Alice Isaaz dans Espèces menacées
  • Camélia Jordana dans Le Brio
  • Lyna Khoudri dans Les Bienheureux
  • Garance Marillier dans Grave
  • Daphné Patakia dans Djam
  • Paméla Ramos dans Tous les rêves du monde
  • Solène Rigot dans Orpheline
  • Ella Rumpf dans Grave

Les Révélations 2018 – Comédiens :

  • Khaled Alouach dans De toutes mes forces
  • Adam Bessa dans Les Bienheureux
  • Damien Chapelle dans Espèces menacées
  • Idir Chender dans Carbone
  • Redouanne Harjane dans M
  • Sébastien Houbani dans Noces
  • Alban Ivanov dans Le sens de la fête
  • Benjamin Lavernhe dans Le sens de la fête
  • Matthieu Lucci dans L’Atelier
  • Rabah Naït Oufella dans Grave
  • Nekfeu dans Tout nous sépare
  • Finnegan Oldfield dans Marvin ou la belle éducation
  • Pablo Pauly dans Patients
  • Nahuel Pérez Biscayart dans 120 battements par minute
  • Antoine Reinartz dans 120 battements par minute
  • Ahmed Sylla dans L’Ascension
  • Arnaud Valois dans 120 battements par minute
  • Marc Zinga dans Nos Patriotes